QuébecAdabra!: plus court, plus couru

(Québec) De bibitte un peu difficile à cerner l'an dernier,QuébecAdabra! est en voie de s'imposer comme un rendez-vous annuel aux bases solides. Une adhésion populaire largement attribuable à un changement de date là pour rester, si on en croit les responsables de ce regroupement d'activités des Fêtes qui se terminent ce soir.

«Il faut bien choisir les dates et les endroits et je pense qu'on ne s'est pas trompés. On va continuer dans cette voie», a indiqué mardi la conseillère municipale Julie Lemieux.

Même si le bilan officiel des festivités ne sera disponible que dans quelques semaines, l'élue responsable de la culture s'est dite très satisfaite de la deuxième présentation de QuébecAdabra!.

Cette année, les projections, spectacles et parcours d'art contemporain se tiennent du 22 décembre au 4 janvier, contrairement à tout le mois de décembre en 2010. Une durée qui «diluait» la fête, selon la conseillère, qui a souhaité rectifier le tir cette année.

«Le premier sentiment qu'on a pour avoir été sur le terrain et par les échos qu'on reçoit est que concentrer l'événement dans le temps et dans les endroits choisis est positif», dit-elle.

Les activités de QuébecAdabra! 2011, qui se déroulaient notamment dans Saint-Roch, à la place D'Youville et dans le Petit-Champlain, ont été plus courues et mieux comprises du public, estiment aussi les producteurs délégués, Sébastien Huot et Alexandre Caron.

«Les gens ne se cherchaient pas par rapport au produit qu'est QuébecAdabra!. L'année passée, on avait de la misère à distinguer ce qui était la base de QuébecAdabra!. Cette année, on a misé sur des spectacles qui se ressemblaient avec des dates bien précises», explique Sébastien Huot.

«On voit que les gens ont embarqué dans nos concepts d'activités de soir», renchérit son collègue Alexandre Caron, qui dit avoir observé plus de touristes que l'an dernier. Il est aussi convaincu que la présentation 2011 incitera des commerçants et producteurs à proposer une activité de Noël à tenir sous ce «grand chapeau» l'an prochain.

Fête techno

Outre ces sons de cloche positifs, Julie Lemieux retient l'animation du quartier Saint-Roch, qui manquait l'an dernier. Le sapin de 23 mètres propriété de la Société de développement commercial (SDC) du centre-ville, déménagé de la bibliothèque Gabrielle-Roy à la place de l'Université-du-Québec, a été davantage mis en valeur avec le spectacle Fantaisies lutines.

À deux pas de là, le parcours d'art contemporain Nous irons au bois a aussi montré un visage de Noël bien loin de l'image traditionnelle.

«On arrive avec une fête de Noël qui est aussi techno et qui s'adresse à une clientèle variée», dit Mme Lemieux, qui prend l'exemple des Tracés mirifiques, où les gens pouvaient dessiner sur la façade de l'église Notre-Dame-des-Victoires à l'aide de leur iPhone.

«C'est une image différente de ce qui se fait ailleurs, c'est créatif, et je trouve que ça nous ressemble comme ville», conclut-elle.